SN-EN206:2013

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Pour vivre dans le Monde, il faut le fonder.                     Mircea Eliade

Nous avons voulu savoir exactement. Nous avons fait des recherches exhaustives et internationales. Et il nous est venu des idées que nous n’avions encore trouvées nulle part. Lorsque nous parlerons de béton par la suite, nous parlerons toujours de béton industriel, dont la production a débuté vers 1845. x

La question du béton

Nous vous invitons à faire quelques calculs et comparaisons sur le thème « béton », pour nous amuser avec un matériau qui n’a en général rien de ludique – et plus encore : nous voulons tenter au moins une ébauche de confrontation vivante avec quelque chose de figé. Tenter de mettre cette chose en mouvement et de nous la rendre plus consciente.

Vous découvrirez alors qu’un processus-béton, silencieux mais puissant, pénètre dans la sphère de vie de la Terre et de l’être humain. Ce processus rappelle celui des glaciations géologiques, en comparaison desquelles il se déroule toutefois à la vitesse de l’éclair. Et nous n’en voyons pas la fin.

Or le béton progresse non seulement autour de nous, mais il pénètre aussi en profondeur dans notre vie. Le béton se dépose partout, à côté de nous et au-dessus de nous. En effet, l’homme moderne passe déjà en moyenne plus de 90% de sa vie dans des espaces intérieurs. Et la plupart d’entre eux sont dominés par le béton – et par son frère jumeau, le mortier de ciment.

Tout cela doit susciter une question : en réalité, quels sont les effets du béton ?

Quelles nouvelles influences entrent avec le béton dans notre cadre de vie? Quelles sont les conséquences pour le bien-être, la santé et les possibilités de développement de l’homme et de la nature ? x

C’est à cette problématique que nous consacrons notre travail dans la SA Pneumatit.

Le béton sur la Terre

Avec presque 14 milliards de m3 en 2018, le béton est le deuxième matériau le plus utilisé au monde. Seule la consommation d’eau supérieure à celle du béton. En 1968, il y a 50 ans, le volume de béton répandu, avec 1,85 milliard de m3, était encore inférieur de presque 8 fois à celui d’aujourd’hui.

Depuis 1968, plus de 300 milliards de m3de béton ont été coulés sur la Terre, donc en moyenne annuelle 6 milliards de m3. Tout ce béton est encore répandu ou dressé quelque part, la production de béton recyclé ne fait actuellement que des débuts fort timides.

Mais n’a-t-on pas bétonné déjà avant 1968 ? Oui, déjà depuis plus de 100 ans. Nous y reviendrons.

Le béton est la première couche géologique produite par l’humanité. Dans un avenir lointain, n’importe quel scientifique amateur devrait pouvoir identifier sans peine ce nouveau sédiment à l’aide de ses inclusions ferreuses ressemblant à un grillage rouillé.

Le béton par être humain

En 2018, 7,6 milliards d’êtres humains vivaient sur la Terre. Par tête, en 2018, a donc été répandu 1,8 m3 de plus de béton (= 4,4 t). Bien que le peuplement de la Terre, en 1968, ait été, avec 3,5 milliards d’habitants, largement deux fois moindre, la consommation moyenne de béton ne s’élevait alors qu’à 0,5 m3 (=1,3 t). Cela ne représente que 28 % de la consommation actuelle moyenne de béton par tête.

La croissance de la couche géologique se déroule nettement plus rapidement que la croissance de l’humanité. Nous sommes rattrapés par une vague de béton.

Au cours des 50 dernières années, pour chaque être humain vivant aujourd’hui, on a répandu en tout 40 m3 (= 97 t) de béton nouveau sur la Terre.

Imaginons maintenant que ce béton soit réparti régulièrement sur tous les êtres vivants. À côté de chacun d’entre nous, aurait grandi une tour de béton ayant pour base un carré de 2 m de côté et pour hauteur 10 m.

Mais justement : on a bétonné déjà avant 1968. Pour cette époque, il est plus difficile d’avoir des statistiques. Mais admettons qu’au cours des cent années avant 1968, aient été coulés approximativement 50 milliards de m3 de béton.

Cela signifie qu’au total, 350 milliards de m3 de béton reposent aujourd’hui sur la Terre (= 857 milliards de tonnes). Avec cela, on pourrait placer chaque être humain sur une tour de béton rien qu’à lui de 4 m2 de base et de 11,5 m de hauteur (= 46 m3, 112 t). Ou bien recouvrir l’ensemble des terres du globe de 2,5 mm de béton, et ainsi les uniformiser.

Et les pronostics ? – sont toujours incertains. La consommation de béton dépend de la conjoncture, elle connaît des hauts et des bas : au cours des vingt dernières années, entre – 1,9 % et + 10,4 %, avec une moyenne annuelle de + 5,18 %, au cours des 50 dernières années de + 4,15 %. Supposons que la moyenne des vingt dernières années soit encore valable pour le proche avenir :

Avec une croissance annuelle de 5,18 %, la quantité totale de béton utilisé depuis les années 40 du XIXe siècle jusqu’en 2018 aura doublé en 2034, pour atteindre 700 milliards de m3. Cela suffirait à sceller la surface de toutes les terres du globe avec une couche de béton de 4,7mm d’épaisseur.

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Astral-ätherisch ist ....